Le Directeur général de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) transmet ci-après le compte rendu de la cinquième réunion du Comité d’urgence du Règlement sanitaire international (2005) (RSI) sur la recrudescence de la mpox en 2024, qui s’est tenue le jeudi 4 septembre 2025 de 12 heures à 17 heures (HNEC).
Souscrivant aux points de vue et opinions exprimés par le Comité au cours de la réunion, le Directeur général de l’OMS a jugé, le 5 septembre 2025, que la recrudescence de la mpox en 2024 ne constituait plus une urgence de santé publique de portée internationale (USPPI). Le Directeur général de l’OMS, après avoir tenu dûment compte de l’avis du Comité tendant à émettre des recommandations temporaires, estime que les recommandations permanentes actuelles concernant la mpox, reconduites jusqu’au 20 août 2026, suffisent à orienter les mesures prises par tous les États Parties pour maîtriser la propagation de la mpox.
Le Directeur général de l’OMS a exprimé sa sincère gratitude au Président, aux membres et aux conseillères et conseillers du Comité pour leur avis précieux et leur engagement sans faille.
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Compte rendu de la réunion
Seize (16) membres et deux conseillers du Comité d’urgence ont été convoqués à une réunion organisée sur Zoom le jeudi 4 septembre 2025, de 12 heures à 17 heures (HNEC). Onze (11) des 16 membres et les deux conseillers ont participé à la réunion.
Le Directeur général de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), présent en personne, a souhaité la bienvenue aux participants et participantes, y compris aux responsables gouvernementaux désignés pour présenter au Comité le point de vue des quatre États Parties invités – l’Ouganda, la République démocratique du Congo (RDC), le Royaume-Uni et la Sierra Leone. Son allocution liminaire est disponible ici.
Le représentant du Bureau du Conseiller juridique a ensuite rappelé aux membres et aux conseillers les rôles et les responsabilités qui étaient les leurs et a présenté le mandat incombant au Comité d’urgence en vertu des articles applicables du RSI. Le responsable des questions d’éthique du Département Conformité, gestion des risques et éthique a procédé à un appel nominal et a présenté aux membres et aux conseillers les grandes lignes du processus de déclaration d’intérêts de l’OMS. Les membres et les conseillers ont été informés qu’il leur incombait individuellement de signaler à l’OMS, aussi rapidement que possible, tout intérêt de nature personnelle, professionnelle, financière, intellectuelle ou commerciale pouvant donner lieu à un conflit d’intérêts effectif ou apparent. Il leur a en outre été rappelé qu’ils étaient tenus de respecter le caractère confidentiel des débats de la réunion et des travaux du Comité. Le cas de chaque membre et conseiller a été examiné et aucun conflit d’intérêts n’a été relevé.
Le Président a commencé par présenter les objectifs de la réunion : donner au Directeur général de l’OMS des orientations quant à la question de savoir si l’événement constitue encore une urgence de santé publique de portée internationale (USPPI) et formuler des avis sur les recommandations temporaires proposées.
Session ouverte aux représentantes et représentants des États Parties invités à présenter leur point de vue
Le Secrétariat de l’OMS a présenté l’évaluation comparative (d’août 2024 par rapport à septembre 2025) des indicateurs – classés en cinq domaines –, chacun associé à un ou plusieurs des trois critères définissant une USPPI, conformément à l’article 1 – Définitions du RSI.
Ces domaines, ainsi que les indicateurs qui y sont associés, ont été examinés par le Comité et le Secrétariat de l’OMS lors de leur réunion informelle, approuvés lors de la quatrième réunion du Comité, qui s’est tenue le 25 juillet 2025, puis affinés par le Secrétariat de l’OMS. Les critères définissant une USPPI, ainsi que les domaines et indicateurs connexes, sont présentés ci-dessous, l’ordre étant indiqué par le niveau des retraits.
Événement extraordinaire
Taux de croissance et incidence
- Données indiquant que, récemment, le rapport entre le taux de reproduction effectif (Rt)/le taux de croissance et l’incidence concernant la mpox sont plus élevés que précédemment, compte tenu du clade et de l’étendue géographique, au-delà des capacités de riposte d’un pays.
Au cours des 12 derniers mois, plus de 80 % des cas de mpox dans le monde ont été notifiés dans la Région africaine de l’OMS, l’incidence la plus élevée ayant été signalée au Burundi, en Ouganda, en RDC et en Sierra Leone, où l’on a constaté une tendance durable à la baisse, avec l’apparition occasionnelle de flambées dans d’autres pays, comme l’ont signalé la Guinée et le Libéria au moment de la réunion. Des grappes de cas de mpox liés à des voyages, à l’intérieur et à l’extérieur de la Région africaine de l’OMS, ont continué d’être observées et maîtrisées (par exemple, au Royaume-Uni), leur fréquence reflétant principalement l’évolution de l’incidence dans les pays d’origine. L’activité du clade IIb du virus de la mpox est en baisse à l’échelle mondiale depuis août 2024 et se stabilise à des niveaux plus faibles ces derniers mois. En août 2024, le risque lié à ce domaine a été considéré comme « élevé », le niveau de confiance étant « modéré ». En septembre 2025, le risque est devenu « faible », le niveau de confiance restant « modéré », ce qui montre que la transmission du virus de la mpox a durablement baissé au cours de la période considérée.
Populations touchées et risque de transmission
- Données indiquant l’existence de groupes de population nouvellement touchés ou d’une incidence élevée dans certains groupes de population (groupes à haut risque, personnes déplacées à l’intérieur de leur propre pays, enfants, etc.) ou de modes de transmission actuellement non compris.
Au cours des 12 derniers mois, la situation concernant les groupes de population touchés par le clade Ib du virus de la mpox et les modes de transmission s’est précisée. Ce sont les contacts étroits et intimes qui favorisent la transmission et les contacts sexuels qui sont associés au taux d’attaque secondaire le plus élevé. Ainsi, dans l’immense majorité des contextes, l’incidence est maximale parmi les jeunes adultes des deux sexes – la transmission se fait principalement par contact hétérosexuel – tandis que l’incidence chez les enfants est plus faible et correspond en grande partie à une transmission au sein du foyer. Le Secrétariat a toutefois noté que dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, en RDC, la proportion de cas de mpox signalés chez l’enfant est plus élevée qu’à d’autres endroits alors que la flambée continuait de baisser. Cette situation doit faire l’objet d’une enquête plus approfondie. Les épidémies dues au clade IIb du virus de la mpox en Afrique de l’Ouest touchent principalement de jeunes adultes des deux sexes. En dehors du continent africain, les introductions du clade I du virus de la mpox étaient toutes liées à des adultes revenant de pays où la transmission est communautaire, tandis que les cas rapportés dus au clade IIb du virus de la mpox restent associés à la transmission parmi les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes. En août 2024, le risque lié à ce domaine a été considéré comme « élevé », le niveau de confiance étant « modéré ». En septembre 2025, ce risque est devenu « faible », le niveau de confiance restant « modéré », ce qui a permis de mener des interventions ciblées de communication sur les risques et de mobilisation communautaire.
Gravité
- Données montrant i) que la gravité et la mortalité augmentent au fil du temps, ii) que la mortalité est beaucoup plus élevée que prévu dans un lieu donné et/ou iii) qu’une forte proportion de la mortalité n’est pas associée à des facteurs de risque (tels que l’immunosuppression).
Les incertitudes et les inconnues qui existaient au moment de la détermination de l’existence de l’USPPI en août 2024 ont été progressivement levées. Malgré des incertitudes quant à la gravité et au taux de létalité associés au clade Ib du virus de la mpox au moment de la déclaration de l’USPPI, d’autres données ont depuis montré que la mortalité reste faible, comme en témoigne le taux de létalité constaté pour le clade IIb, et qu’elle est liée à des vulnérabilités connues, principalement l’immunodéficience – souvent associée à une infection à VIH non maîtrisée dans le contexte de la mpox. Le Secrétariat a également souligné qu’on continue à observer un taux de létalité plus élevé dans les provinces de la RDC où la mpox est endémique et où le clade Ia du virus de la mpox circule, bien qu’il tende à baisser : il était supérieur à 3 % au moment de la déclaration de l’USPPI, d’environ 1,6 % en 2025 et d’environ 1 % en août 2025. Les principales complications connues sont ophtalmiques et dermatologiques (par exemple, cicatrices après des lésions étendues). En août 2024, le risque lié à ce domaine a été considéré comme « modéré », le niveau de confiance étant « faible ». En septembre 2025, le risque est devenu « faible », et le niveau de confiance était considéré comme « élevé », ce qui indique que les facteurs de risque d’issue grave ou mortelle sont mieux caractérisés.
Propagation internationale
Étendue géographique
- Données montrant que la transmission communautaire s’est étendue rapidement sur un territoire au cours des trois derniers mois et/ou que le nombre de cas importés est élevé, ce qui semble indiquer une transmission communautaire non détectée/non maîtrisée dans les pays d’origine.
À la fin de 2024 et au début de 2025, une expansion de l’activité du clade Ib du virus de la mpox dans les pays d’Afrique de l’Est et d’Afrique australe a été observée le long des axes de transport routier et a été suivie d’une propagation à l’intérieur des pays. En 2025, le clade II du virus de la mpox est apparu ou son activité s’est intensifiée dans les pays d’Afrique de l’Ouest. Comme le nombre de cas liés aux voyages a baissé au cours des derniers mois, les tendances observées concernant les cas exportés de pays du continent africain correspondent en général aux prévisions modélisées, ce qui confirme l’avis selon lequel la surveillance permet de détecter les cas où la probabilité est la plus élevée. Le nombre de cas liés aux voyages a baissé au cours des derniers mois, probablement en raison de la réduction de la transmission à la source, bien que la transmission puisse persister à certains endroits. En août 2024, le risque lié à ce domaine a été considéré comme « élevé », le niveau de confiance étant « modéré ». En septembre 2025, le risque était devenu « faible », et le niveau de confiance considéré comme « élevé », ce qui témoigne de progrès en matière de capacité de surveillance et de transparence en ce qui concerne la notification et l’échange d’informations à l’échelle internationale.
Coopération internationale/événement extraordinaire
Capacité d’intervention et accès aux mesures de lutte
- Données indiquant que l’incidence des cas est supérieure aux capacités de riposte d’un pays, y compris en ce qui concerne l’accès aux tests et aux vaccins, et la capacité de les déployer, la prise en charge clinique et la mobilisation communautaire, etc.
Les avancées en matière de surveillance dans les pays du continent africain observées depuis août 2024 sont favorisées par l’augmentation des capacités de diagnostic, notamment grâce à la décentralisation des tests (par exemple, en RDC, le nombre de sites de dépistage est passé de neuf à 28). Six produits de diagnostic in vitro pour le virus de la mpox sont approuvés pour une utilisation d’urgence (au titre du protocole OMS d’autorisation d’utilisation d’urgence (EUL)), et huit autres, y compris des tests de diagnostic rapide antigéniques, sont en cours d’évaluation en vue d’entrer dans le même protocole. Les interventions relatives à la communication sur les risques et à la mobilisation communautaire se sont considérablement intensifiées, neuf pays ayant mis en œuvre des mesures pour le retour d’informations des communautés et l’écoute sociale, et 13 pays ayant mené des études sociales et/ou comportementales. L’accès aux vaccins a augmenté : environ 1,6 million de doses du vaccin MVA-BN ont été livrées dans 13 pays du continent africain et environ 1 million de doses ont été administrées dans dix de ces pays. Grâce à des accords bilatéraux, la RDC a accédé au vaccin LC16m8, dont environ 40 000 doses ont été administrées. Bien que la modélisation mathématique semble indiquer que c’est au cours des premières phases des flambées qui s’étendent rapidement que la vaccination est la plus efficace, les besoins en vaccins devraient diminuer compte tenu de la baisse du nombre de cas de mpox observée. Malgré les progrès accomplis, les contraintes financières et les urgences et priorités sanitaires concurrentes continuent de limiter l’ampleur et le rythme de la riposte. En août 2024, le risque lié à ce domaine a été considéré comme « modéré », le niveau de confiance étant « modéré », et aucun changement n’a été constaté en septembre 2025, ce qui montre qu’il reste difficile de maintenir les interventions de lutte contre la mpox au niveau d’intensité souhaité.
Le Secrétariat de l’OMS a signalé au Comité que, compte tenu de l’évaluation des cinq domaines susmentionnés, du Cadre stratégique pour renforcer la lutte contre la variole simienne 2024-2027, des recommandations permanentes relatives à la mpox, valables jusqu’au 20 août 2026 et du document intitulé Mpox Transition Roadmap : From Emergency Response to Integration into Routine Health Systems (en cours de finalisation), une transition stratégique pour la lutte contre la mpox serait justifiée – pour passer de l’intervention d’urgence à des démarches programmatiques durables et intégrées au système de santé, tout en préservant la capacité de préparation. Cette transition stratégique serait axée sur la sensibilisation de haut niveau et la mobilisation des ressources ; sur le maintien d’une réserve de vaccins pour répondre aux situations de recrudescence localisée de la mpox ; sur des efforts continus pour lutter contre la stigmatisation et la mésinformation et pour faire en sorte que les personnes touchées se fassent soigner rapidement ; et l’intégration des services de prévention et de lutte contre la mpox dans les dispositifs de lutte contre le VIH et les IST. Le Secrétariat de l’OMS a également présenté au Comité quelques avis concernant les aspects réglementaires suivants, au cas où le Directeur général de l’OMS déciderait de mettre fin à l’USPPI : cela n’aurait aucun impact sur le vaccin MVA-BN, car il est préqualifié ; jusqu’à nouvel ordre, aucun changement ne serait apporté concernant les produits liés à la mpox actuellement couverts par le protocole EUL ; les nouveaux produits liés à la mpox n’entreront pas automatiquement dans le protocole EUL à moins que le Directeur général de l’OMS n’autorise la poursuite de l’utilisation de l’évaluation au titre du protocole dans l’intérêt de la santé publique.
Les représentants du Burundi, de l’Ouganda, de la RDC, du Royaume-Uni et de la Sierra Leone ont informé le Comité de la situation épidémiologique de la mpox dans leur pays et ont fait le point des efforts de lutte et de riposte déployés, des besoins et problèmes rencontrés et des plans à moyen terme.
Les membres et les conseillers du Comité ont ensuite pris part à une séance de questions-réponses avec le Secrétariat de l’OMS et les représentants et représentantes des États Parties.
Séance de délibération
À la suite de la session ouverte aux États Parties, le Comité s’est réuni à huis clos pour déterminer si l’événement constituait une USPPI et examiner les recommandations temporaires proposées par le Secrétariat de l’OMS conformément aux dispositions du RSI.
Le Président a rappelé aux membres du Comité la teneur de leur mandat et a rappelé qu’une USPPI était définie dans le RSI comme étant un « événement extraordinaire qui constitue un risque pour la santé publique dans d’autres États en raison du risque de propagation internationale de maladies, et qui peut requérir une action internationale coordonnée ».
Le Comité, à l’exception d’un de ses membres, qui s’est inquiété de l’accès futur au vaccin, a estimé que la recrudescence de la mpox ne répondait plus aux critères d’une USPPI et que le Directeur général devait en être informé. Le Comité a indiqué que, si la publication de recommandations temporaires était justifiée, les recommandations temporaires rédigées par le Secrétariat de l’OMS devraient être révisées pour porter spécifiquement sur les mesures prises par les États Parties afin de passer de l’intervention d’urgence à des démarches programmatiques et intégrées au système de santé afin de lutter contre la mpox.
L’avis du Comité tendant à mettre un terme à l’USPPI s’appuie sur le fait que, si l’événement ne connaît pas d’évolutions majeures au niveau mondial et s’il n’y a pas de changements dans les mois à venir, il y a peu d’avantages à continuer à gérer l’événement comme une USPPI sur une longue période. De plus, la prolongation de l’USPPI peut nuire, à l’avenir, à la fonction d’alerte précoce en santé publique mondiale et à l’appel à l’action urgente connexe, essentiels à la détermination de l’existence d’une USPPI.
Sur cette base, le Comité a estimé que :
L’événement n’est plus considéré comme « extraordinaire » en raison i) de la baisse durable et constante du nombre de cas observés sur le continent africain et, bien que des flambées soient attendues, dans certains contextes, le schéma de propagation est devenu analogue à celui d’une endémie ; ii) d’une meilleure compréhension et d’une meilleure prévisibilité de la dynamique de transmission du virus de la mpox, ainsi que des facteurs de risque associés à une issue grave ou mortelle ; et iii) des progrès accomplis par les États Parties dans la mise en œuvre des interventions de lutte contre la mpox, de manière intégrée, sachant que les capacités développées et le savoir-faire acquis doivent être maintenus.
L’événement ne « constitue [plus] un risque [important] pour la santé publique dans d’autres États en raison du risque de propagation internationale de maladies » parce que i) ce risque a diminué depuis la détermination de l’existence de l’USPPI, comme en témoigne le fait que les caractéristiques des cas exportés correspondant aux modélisations, ce qui indique donc une réduction du nombre de poches de transmission non détectée ; et ii) les cas importés, en particulier dans les États Parties hors du continent africain, n’ont pas entraîné de poursuite significative de la transmission, ce qui indique que les systèmes de santé sont résilients et capables de détecter et de gérer les introductions grâce à des interventions ciblées.
La nécessité d’« une action internationale coordonnée » pour gérer l’événement a diminué compte tenu i) de l’amélioration des capacités des États Parties ; ii) de la diminution du risque de propagation internationale ; iii) de la mise en place de mécanismes de coordination internationaux et du niveau de coordination atteint depuis la détermination de l’existence de l’USPPI, qui sont maintenant suffisants pour répondre efficacement aux besoins spécifiques à la mpox ; et iv) de la transmission installée du virus de la mpox dans certains contextes sur le continent africain, qui justifie le passage de l’intervention d’urgence à des démarches programmatiques durables et intégrées au système de santé. Cela implique d’apporter un soutien international par le biais de canaux de coopération réguliers afin de répondre à de multiples priorités de santé publique de manière plus durable et plus efficace.
Le Comité a ensuite examiné le projet de recommandations temporaires proposé par le Secrétariat de l’OMS à l’intention des États Parties.
Avant sa réunion, le Comité avait reçu des propositions de recommandations temporaires rédigées par le Secrétariat de l’OMS conformément aux dispositions du Règlement sanitaire international. Les recommandations temporaires proposées correspondaient principalement à la reconduction des recommandations temporaires émises par le Directeur général de l’OMS le 9 juin 2025.
Le Comité a indiqué que, bien qu’il soit justifié de formuler des recommandations temporaires, celles-ci devraient être révisées, en mettant l’accent sur les mesures prises par les États Parties pour passer de l’intervention d’urgence à des démarches programmatiques durables et intégrées au système de santé contre la mpox, y compris : a) le maintien de la mobilisation des ressources nationales et la mise en place d’un financement souple pour i) maintenir la surveillance (par exemple, à l’aide de tests ciblés) ; ii) offrir des services intégrés de prestation de soins (en particulier au sein des dispositifs de lutte contre le VIH et les IST) ; et (iii) assurer la préparation opérationnelle (par exemple, à l’aide d’une enquête rapide sur les événements liés à la mpox dans les zones urbaines et les réseaux à haut risque ; b) la décentralisation des capacités de test et de la logistique dans les États Parties où il y a des difficultés d’accès (par exemple, dans les zones touchées par des conflits) ; c) la mise en avant de la communication sur les risques et la mobilisation communautaire pour lutter contre la stigmatisation et la mésinformation, faire en sorte que les personnes touchées se fassent soigner rapidement et lutter contre la réticence à la vaccination ; et d) la définition des populations cibles et des populations pouvant être vaccinées ; l’application de stratégies d’économies de doses de vaccins ; et l’établissement de liens entre les stocks et la demande pour éviter autant que possible le gaspillage.
Conclusions
Le Comité a reconnu que la fin éventuelle de l’USPPI pourrait indiquer involontairement que les efforts de lutte contre la mpox ne sont plus une priorité et, par conséquent, entamer la volonté politique et l’engagement des donateurs et des fabricants de vaccins. Par conséquent, il reste essentiel de poursuivre les activités de sensibilisation de haut niveau et la collaboration internationale, en particulier pour garantir un accès équitable aux vaccins.
Au nom du Directeur général adjoint de l’OMS, le Directeur exécutif du Programme de préparation et de riposte aux situations d’urgence sanitaire a exprimé sa gratitude au bureau, aux membres et aux conseillers du Comité, puis a clos la réunion.